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faiſant gravement la révérence, & puis elle me laiſſe là très-poliment. Allons préparer nos affaires, elle changera de ton quand elle ſera mariée.





Scène XIV.


LE COMTE, LA COMTESSE.



La Comtesse.

Vous n’ignorez pas, ſans doute, Monſieur le Comte, qu’un Courrier eſt arrivé de la part de Monſieur le Duc & de Madame la Ducheſſe, & que nous ne les aurons ici que dans huit jours ?


Le Comte.

Je le ſavois.


La Comtesse.

Il conviendroit fort de retarder ce mariage. Je ne puis rien obtenir du père de Fanchette ; mais, Monſieur le Comte, vous pourriez peut-être lui faire entendre raiſon.


Le Comte.

Cet homme eſt trop entêté. Je viendrois plutôt à bout de changer un Gouvernement.


La Comtesse.

Fanchette me paroît avoir bien de la répugnance pour ſon prétendu.