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Scène XII.


BASILE, LE COMTE.



Le Comte, entrant doucement.

Vous en aurez menti, Monſieur le mauvais Prophête.


Basile, étonné.

Vous m’écoutiez, Monſeigneur ? Votre Excellence a pu voir que dans mes paroles il n’y avoit que le regret du paſſe-droit que je crains pour vous.


Le Comte.

C’eſt à quoi il faut parer, s’il eſt poſſible. La Ducheſſe n’arrive pas, je vais perſuader à Chérubin que le devoir l’appelle auprès de ſa parente ; qu’il doit partir pour Madrid & revenir avec elle. Je me défie de Figaro, il eſt plus ſon ami que le mien, il faut l’engager à partir avec Chérubin. Fanchette abhorre ſon prétendu ; elle ne ſe refuſeroit pas, comme ſa couſine, au droit qui m’eſt dû. Si l’on pouvoit faire partir la Comteſſe, en promettant qu’on retarderoit la fête… Une fois tout le monde éloigné, nous laiſſerions agir Antonio.


Basile.

À qui mes conſeils perſuaderoient de ne pas perdre un moment pour conclure ce mariage. J’en-