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vous ne pouvez me jetter dans une erreur qui ſeroit mon ſupplice quand je l’aurois reconnue. Ma naiſſance eſt telle que vous le dites ; j’en crois mes ſentimens, trop élevés pour une villageoiſe, & qui ſont actuellement à leur place. Ah, Chérubin, Monſieur le Comte, courons tous ; que j’aille ſerrer dans mes bras les Auteurs de mes jours. Conſolez-vous, Antonio, vous ſerez toujours mon père.


Nicolas.

Et reſterons-je auſſi votre mari.


Brid’oison.

Il n’y a pas d’apparence ; mais conſole-toi, mon garçon, je te marierai avec une fille dont le père & la mère ſeront bien ſûrs.


Antonio.

Je ne ſuis plus ſon père, ſoit ; mais je voulons des preuves.


Figaro.

Qu’avez-vous fait de cette caſſette que votre femme, Mathurine, a recommandé de n’ouvrir qu’au moment où il ſeroit queſtion du mariage de Fanchette ?


Antonio.

Je n’y avons pas touché.


Figaro.

C’eſt dans cette caſſette que vous trouverez l’ex-