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1-2. Lpcos. Je lAjie du brome ; 3. Ep^-e assyrienne ; i. Gr.cque ; 5. Romaine arcliaïque ; fi. Romaine classique : 7 Gauloise ; 8-9. Celte : !0-ll. Pranoiie ; 12-13. Byzantine : 14-15. Carolingienne. Ters 1000 ; 10-1.. Epee .lai-mcs (1220) ; 18 Grande O-pée d armes (1380) : 19-20. Epée frisonne (vu« s.) ; 21. Petite épée (xiv« s.V 22 Epée d’armes (1180) ; 23. Epée damiL-s 11510) : 21. Epée vers ISW ; 2S-26. Epce de chasse l» ;Oi ; 27. Epée de lansquenet (15iS) ; 28. Grande épée allemande (IGlOi : 29. Epée de tournoi, vers liSO ; 30. Epée de chevet iir^Oj ; 31. Epee de parement iialtenne (1550) ; 32. Ep^ de parement de hYançoi* I» ; 33. Grande ej.ée impériale de Charles-Quint ; 3V. Epée batar-le (1610) ; 35. Epée wallonne (1660) : 3iî. Epée de guerre (xvii« s.) ; 37-38. Epée Louis XIV ; 39-W. Ep^ic miliuire (xrm» s ) ; VI. Epie de cour (ivui* s.) ; ♦2. bpée militaire moderne ; 43. Epée de duel ; 44. Epéc-barounctte ; 43. Epée de sacrifice radjpoute (Indej ; 46. Epée arabe moderne (Mascate). V. ORA(iUEU.vRT, espadon, estoc, estilamaçoh, oljuvb, sjlpiK&k.

étaient obIiç6s de chercher fortune à la guerre, n Roman de cape et d’épëe, Koman où l’on introduit des héros d’un courago et d’une générosité chovaleresquos. n Avoir l’épie sur la fjorfje. Etre vivement pressé ou menacé, il Mettre, Tenir à quelqu’un l’épêe ou te couteau sur la gorge, Le mettre dans une situation violente, qui l’oblige à céder ou l’oxposo à de graves conséquences, n Hn être aux cpves et auœ coutcau.T.’Eire en grave dissentiment, il Coucher comme l’épee du roi dans sua fourreau, Dormir tout liahillé. Il Faire deux coups d’èpèe, Se battre en duel sans acharnement i^Vicux.)il A ’avoirjamais vu d’rpée »mt’ que chez le foiirtnueur. Ne s’être jamais battu, ii Se battre de l’épéc qui est cfiez le fouràisseur, Coniostor sur une chose que 1 on n a pas en sa puissance, ii Se faire ou Faire blanc de son épre. Se prévaloir do son crédit, de son courago, pour assurer lo succès do son airalro. il -S’e blesser avec son épée, So faire du mal on voulant on faire à autrui, n Son èpée est trop courte. Il n’a pas assez do ressources, de crédit pour réussir, n Son èpèc ne tient pas au fourreau. Il a toujours cnvio de chercher querelle, do so battre, ii Son ëpée est vierge. Il ne s’est jamais battu, il // a fait un beau coup depre, Il a fait une grosse sottise, it L’ép<-c use le fourreau. Se dit d’un homme dont l’activité tntollectnello ou morale est telle qu’elle nuit à sa santé. (On dit plus souvent ta tante.)

— pROV. : L’épée est la meilleure langue pour répondre A l’outrage, On ue so lave pas d’un ouiraL,’e par des paroles, mais en se battunl (proverbe arabei. il La gourmandise tue plus de gens que l’épée. Les excès de taUIe font périr plus de gens ([ue la guerre, i ; Il vaut mieux être percé d’une épée bien luisante que d’une épée rouUlée, Une chute i^’Ioneuse est prélV^raiiIe :ï un malheur déshonorant, ii A vaillant homme courte épée, Le courago supplée aux moyens de défense ; l’iiabiletè "supplée aux ressources, n Quiconque se Bert de l’épée périra par l’épée, Celui qui uso de violence sera violime de la violence. ^Kvangile.’j

— Alehini. Fp,-c des philosophes, Feu.

— Klas. V. la partie encyel.

— Cost. Xa-ud d’t*péc, Ncêud de rubans dont les hommes garnissaient autrefois la garde de leur épée.

— Escr. Fort de l’épie, Partie de la lame la plus rapprochée do la poignée, n Mi-fort de l’rpcc. Milieu de la lame.

U taibl9 de t épée. Partie de la lamo voisine de U pointe.

Il Aller à l’épée. Suivre dans tous ses mouvements le fer de l’adversaire.

— Iconogr. Epée flamboyante ou Epée de feu, Epée qui semble jeter des flammes ou dont la lame est ondulée : L’ange qui garde la porte du paradis terrestre est représenté armé d’une épée flamboyante.

— Manég. E/iée romaine ou simplem. Epée, Long épi de poils qu’on remarque sous la crinière do certains chevaux.

II Mam de l’épée. bo disait autrefois pour Main droite.

— Pêch. Instrument qui ressemble à. la foéno, et avec lequel on prend le poisson en lo piquant.

— Techn. Chacun des montitnts verticaux du métier à tisser, qui supportent le sommier et la table, il Partie du métier ù liler la soie, qui reçoit son mouvement do l’aspe.

Il Grande alêne droite dont se servent les bourreliers.

Il Lien de fer qui unit le bras do l’arbre de la grande roue avec le coude do cet arbre, dans l’appareil qui sert à la taillo des pierres précieuses, n Sorte de grand couteau de bois, dont le cordier se sert pour battre les sangles, il Epée de la bascule du frein. Pièce d’un moulin à vent, n Epée de trcmpure. Barre de fer servant A soulever ou à baisser la meule courante d’un moulin, li Chacun des bras de l’avant-train d’une charrue.

— Allcs. iiist. kt mttér. : Epée flamboyante de l’ange. Se dit do tout ce qui inspire une frayeur instinctive, en souvenir de l’ange, armé dune épée flamboyante, oue Dieu

rlaça à la porto du paradis terrestre pour en aéfendre entrée A Adam et A Eve.

— Encycl. Archéol. ïj’épée se compose do deux parties essentielles : la poignée et la lame. Lensemblo de la poignée comprend ; le pommeau , la fusée ou poignée proprement dite, et la garde. La garde est essentiellement un massif do métal, ordinairement prolongé en forme de croix, et auquel peuvent s’adjoindre d^s branches plus ou moins nombreuses et une coquille pour la protection de la main. La lame ou alumelle, de longueur et do largeur variables, suivant les types et les époques, est toujours reetiligno : car une lamo" courbe fait toujours ranger larme dans la catégorie des couielas ou des sabres (cmielerres, yatagans, palaches, badelaires. fauchons, malchus, eto.V ï.a gaine dans laquelle est abritée la lame est le fourreau. Par des anneaux ou des pondants, celui-ci so rattache a uu baudrier ou à uuo cciulurc. L épco a ctc portée :>ur la

hanche gauche, verticalement ou avec uno inclinaison pouvant aller jusqu’à la ligne horizontale. Après les couteaux de pierre des âges préhistoriques, l’épée est la première arme de main qui apparaît dans les civilisations du métal. Les épécs de l’âge du bronze ont leur lame en forme de feuille d’iris, avec des renforts ou des arêtes rcctilignes. parfois des cannelures. Leur poignée, toujours très simple et assez courte, ne comporte point de garde ; tant qu’on se servit du bouclier pour parer les coups, et qu’on usa do l’épée, comme arme otfensivo seulement, il n’y a que peu ou pas de gardes. A l’exception des très longues lames de bronze observées à Tyrinthe et -à Mvoènes, !rs épces de ces civilisations préhistoriques sont assez courtes. Les Romains portèrent d’abord une épée très large et très courte, à deux tranchants, ù. pointe retaillée en ogive. Plus tard, ils adoptèrent l’épée espagnole, dont la lame, en forme de feuille uiris ou de saule, rappelait celle des épéos gauloises. Cellesci étaient massives et déjà très longues, atteignant près d’un mètre. Il faut arrivera l’époque carolingienne, pour trouver des épées longues, plates, à deux tranchants, à pointes plus ou moins

aiguës, qui resteront en usace, avec leurs gardes on forme de croixrpendant ^^^ ^^ ^^ , ;^]^ tout lo moyen &ge, jusqu à ce que la a ; pommeau : B.fu-Kenaissanco amène des modifications s#e : C. rarde : D. importantes dans l’architecture de la «oie ; E, lame. poignée. Quand on considère une épée du IX» siècle de notre ère à la fin du xv*. on voit que la lame, dans la partie supérieure (on décrit toujours uno épéo la pointe en bas appelée talon, est renforcée et se continue en une région eftilée, de coupe carrée, qui s’ap-

{lelle la soie. Sur cette soie viennent sentilcr la garde, tarre horizontale dont le milieu s’appelle Véciixson, et les deux bras, les quilluns, puis la fusée, poignée de Iwis, habillée de filigrane de métal, ou bien ae cuir tressé, ou bien de fouet, de cordonnet do soie, etc.. puis le pommc-iu, vlout la formo varie du sphéroïde au champignon ou à la