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Le tableau de l’activité coloniale française à travers les cinq siècles et demi qui se sont écoulés depuis que cette activité s’est manifestée pour la première fois, n’a jamais été dressé. Par cela même, il est difficile de présenter au lecteur un travail complet. La forme que nous avons adoptée — celle d’une révision par année des fastes coloniaux — rend, du reste, l’entreprise plus ardue ; mais d’autres avantages compensent cet inconvénient, entre autres celui de la clarté et de la netteté. Les faits ont toujours une éloquence péremptoire qu’en l’espèce on ne manquera pas d’apprécier. Si quelques omissions ou quelques erreurs de détail (qu’on nous rendra service en nous aidant à réparer) se sont d’aventure introduites dans le texte, les conclusions d’ensemble qu’il est permis d’en tirer n’en sauraient être infirmées. L’activité coloniale française présente des caractères généraux d’autant plus remarquables qu’ils contredisent un préjugé aussi répandu que peu justifié : celui de l’incapacité relative de la race au point de vue de l’expansion et de l’établissement au loin. Il est assez facile de s’expliquer comment un tel préjugé s’est établi ; Louis xv en est surtout responsable. Les Français ont d’ailleurs contribué de leur mieux à lui donner de la force par