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notre france

primitives sur le royaume de Naples, Louis xii joignit ses prétentions personnelles sur le Milanais, en qualité de petit-fils de Valentine Visconti. François ier y ajouta l’ambition d’arriver à l’empire, ce qui le mit en rivalité directe avec Charles-Quint. Ces cinquante et une années ne laissèrent en somme au point de vue politique que des causes d’inquiétudes, des haines à cultiver, des germes de conflits futurs. Au point de vue du progrès de l’esprit, les guerres d’Italie ne furent point, certes, sans résultat. Toutefois, il faut reconnaître avec E. Gebhart (Les origines de la Renaissance), que la France du xiie et du xiiie siècle se trouvait prête à servir de berceau à l’inévitable éclosion rénovatrice. Ce sont les misères de la guerre de Cent ans qui forcèrent les Français d’aller guérir en Italie, plus tard, les fleurs de l’arbre qui avait failli s’épanouir chez eux.

La prospérité intérieure et l’affabilité du souverain rendirent heureuses aux yeux du peuple les dix-sept années du règne de Louis xii (1498-1515). Mais comment oublier ce traité de Blois, par lequel le roi, pour obtenir le Milanais, accepta un moment de fiancer sa fille avec le petit-fils de l’empereur allemand et lui promit en dot la Bourgogne, la Bretagne et le comté de Blois. Quant à François ier (1515-1547), si l’on se souvient qu’il établit la vénalité des charges publiques, il est impossible de ne pas estimer que les contemporains ont été bien indulgents à ses folies et, parfois, la postérité à sa mémoire. Ces deux actes sont fâcheusement symptomatiques de la politique intérieure et de la politique extérieure des Valois.