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les siècles romains

avaient été chargés de garder la frontière au nom de l’empire.

Après deux années de pillage, le gros de l’invasion s’écoula vers l’Espagne. Des Wisigoths s’égrénèrent entre le Rhône et la Garonne, soumettant ce riche territoire à leur domination. Ataulf, successeur d’Alaric, reçut le titre de « maître de la milice » de l’empereur Honorius dont il épousa la sœur Placidie à Narbonne (414). En 419, Wallia, successeur d’Ataulf, se vit attribuer l’Aquitaine, avec Toulouse pour capitale. La Gaule n’était point morcelée pour cela. Elle demeurait l’État homogène et compact célébré par tous les écrivains : Julien, Ammien Marcellin, Ausone, Claudien, Zosime, pour qui elle apparaissait, grâce à son unité, comme la nation la plus solide et la plus personnelle de l’empire. La condition des habitants n’avait pas grandement changé. Il y avait assez de terres appartenant au domaine impérial pour doter la plupart des nouveaux venus et ceux-ci n’étaient pas si nombreux qu’on l’a cru ; 200.000 Wisigoths seulement avaient passé le Danube. Comment auraient-ils été davantage ou même autant lorsqu’ils occupèrent le bassin de la Garonne ?

Le prestige du nom romain demeurait immense. Aetius qui commandait en Gaule était à même de le maintenir. Le roi des Wisigoths, Théoduric ier, s’efforça en vain en 425, 430, 439 de s’emparer d’Arles et de Narbonne. Aetius eut raison de lui, et, dans l’intervalle, il repoussa, deux fois les Francs. Quand les Burgundes, quittant leurs cantonnements du Mein, envahirent la Belgique, Avitus les tailla en pièces. Aetius transporta ce qu’il en restait (80.000 environ) en Savoie. En 451, Attila franchit le