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les assemblées

par exemple, auxquelles donna lieu l’établissement du régime de séparation de l’Église et de l’État — se sont déroulées sans excès de langage, sans incidente déplaisants. En constatant, par ailleurs la valeur d’ensemble de leur activité législative, l’historien sera probablement amené à proclamer l’injustice de certaines critiques excessives adressées de nos jours aux parlementaires français et dont l’origine semble être le vote — sans doute malencontreux — par lequel ceux-ci porteront à un taux qui parut exagéré le chiffre de leur indemnité annuelle.

Le Sénat — d’allures plus tempérées, et de sens plus rassis comme il est à comprendre — s’est à trois reprises trouvé appelé à siéger comme Haute cour de Justice pour connaître de crimes ou d’attentats contre la sûreté de l’État ; une première fois en 1889, une seconde fois en 1900, une troisième en 1906. Il en résulta diverses condamnations ; — celles du général Boulanger et de ses complices en particulier — et de nombreux acquittements. Le complot de 1900 n’avait pas été poussé bien loin ; celui de 1906 était presque inexistant et il sembla que quelques préoccupations électorales n’avaient pas été étrangères, cette fois, à la convocation de la Haute cour. Les sénateurs le comprirent et leur indulgence opportune remit les choses au point.

Le Sénat et la Chambre se sont assemblés en congrès sept fois depuis 1875 pour procéder à l’élection du chef de l’État et une fois — en 1884 — pour procéder à la révision d’ailleurs peu justifiée de certaines dispositions des lois constitutionnelles.

Les assemblées départementales ou Conseils