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gardant à portée les sources d’informations les plus variées, pouvant assister ou prendre part selon son gré, aux échanges de vue des ministres, se retranchant enfin quand il en est besoin derrière son irresponsabilité et sa neutralité, nul homme n’a plus d’occasions d’influence que cet homéopathe de la politique ».


Les ministres

La Constitution de 1875 ne fixe pas le nombre des ministres et se borne à les déclarer responsables ; ils le sont individuellement de leurs administrations et collectivement de leur politique. Un ministre français, en effet, est le chef d’un des principaux départements de l’État : affaires étrangères, guerre, marine, instruction publique, justice, finances, commerce, etc.[1] et, en même temps, il fait partie du conseil du gouvernement formé par le premier ministre. Celui-ci a été désigné par le président de la République. En cas de crise ministérielle, c’est-à-dire à la suite d’un ou plusieurs votes indiquant que le cabinet en fonctions a perdu la confiance du Parlement ou se trouve en désaccord essentiel avec lui, le chef de l’État, après avoir accepté la démission des ministres et les avoir priés de « veiller à

    avaient présidé des cabinets. Le cabinet Tirard, en 1888, groupait trois futurs présidents : É. Loubet, A. Fallières et Félix Faure.

  1. Trois départements nouveaux ont été crées depuis 1875 : l’Agriculture par Gambetta, les Colonies par Casimir-Périer, en 1894, le Travail par Clemenceau, en 1906. Il n’y a pas eu de ministres d’État ou ministres sans portefeuille avant la guerre de 1914.