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napoléon iii

Napoléon iii
(1852-1870)

Le plébiscite approbateur du coup d’État se chiffra par près de 7.500.000 de oui contre environ 650.000 non. Dès décembre 1851, l’Empire existait ; en fait. Mais Louis-Napoléon était patient autant que tenace, un « doux entêté » comme l’appelait sa mère, la reine Hortense. Ce ne fut que onze mois plus tard, au retour d’un voyage triomphal du prince dans le midi de la France, que les formes impériales furent rétablies ; cette fois, le plébiscite donna 7.839.000 votes favorables contre 253.000 négatifs. Il n’y avait eu, en somme, aucune opposition sérieuse dans le pays et les violences du nouveau gouvernement n’en étaient que plus coupables. Il parut avoir cherché à organiser lui-même des semblants d’émeute pour se procurer, en les réprimant, l’occasion d’exiler ou de déporter des adversaires dont il redoutait un retour d’influence dans l’avenir.

Malgré ce fâcheux préambule, le Second Empire débuta brillamment. Depuis 1815, une épargne considérable s’était amassée en France. Napoléon iii pouvait, sans danger, lever les écluses de ce réservoir, pour en utiliser la puissance. Il le fît, d|ailleurs, avec habileté. De magnifiques travaux embellirent Paris ; les voies ferrées se multiplièrent ; des services transatlantiques furent établis ; le Crédit foncier fut créé ; on prépara pour 1855 une Exposition universelle. Dans le capital légué par la monarchie parlementaire se trouvaient aussi d’utiles projets de lois longuement mûris et étudiés ; on réalisa rapide-