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notre france

tations peu amicales du gouvernement britannique. Ce fut en hésitant et pas à pas que la monarchie nouvelle se décida à conserver, puis à agrandir et à organiser la conquête. Là se forma cette ardente armée d’Afrique qui trouva en Abd-el-Kader un noble adversaire et dont les chefs prestigieux s’appelaient Bugeaud, Lamoricière, Changarnier, le duc d’Aumale, Cavaignac, etc… Pendant toute la durée du règne la France, déçue et parfois mortifiée dans ses rapports avec les autres puissances, vit avec fierté se dérouler sous ses yeux l’épopée algérienne par laquelle se révélait la vaillance de ses fils.

Le premier échec diplomatique de Louis-Philippe fut d’ordre matrimonial. Il s’agissait d’établir l’héritier du trône, le duc d’Orléans, prince qui suscitait par son caractère et ses mérites de grandes espérances et qui devait trouver une mort prématurée quelques années plus tard dans un banal accident de voiture. On eût souhaité d’obtenir pour lui la main d’une archiduchesse d’Autriche, mais le duc d’Orléans visita vainement la cour de Vienne. Il dut se contenter d’épouser la princesse Hélène de Mecklembourg, femme accomplie, mais dont l’alliance, selon le point de vue des cours, n’était que de second ordre.

Un échec plus grave se produisit en 1840. Le khédive d’Égypte, Méhémet-Ali, jouissait en France d’une popularité dont on a peine à réaliser rétrospectivement l’intensité. Le conflit qui le mettait aux prises avec le sultan, son suzerain nominal, avait trait à la Syrie ; le khédive prétendait s’en assurer le possession héréditaire. Déjà vaincus à Saint-Jean-d’Acre en 1832, les Ottomans revinrent à la charge et passèrent l’Eu-