Ouvrir le menu principal
Cette page n’a pas encore été corrigée
139
louis-philippe

venait de son origine, la royauté des Bourbons-Orléans se fût peut-être perpétuée sans la faiblesse à laquelle cette même origine la condamnait sur le terrain de la politique extérieure.

Les événements de 1830 avaient eu une répercussion en Europe. La révolution avait éclaté en Belgique, en Pologne, dans les duchés italiens et naturellement la coalition s’était trouvée reformée contre la France entre l’Autriche, la Prusse et la Russie. L’effort principal de Louis-Philippe devait tendre à empêcher l’Angleterre d’y adhérer et pour cela il convenait de renoncer à tout espoir d’agrandissement du côté de la Belgique. Au lieu de l’annexion à la France qui se préparait sous Charles x, on ne pouvait même plus prétendre à ce qu’un prince français devint roi des Belges[1]. À cette condition seulement Palmerston acceptait de suivre une politique favorable à la France. Il s’en fallut de peu qu’il n’exigeât encore l’évacuation d’Alger.

Alger était le don précieux que Charles x avait fait à la France en descendant du trône. Les troupes françaises s’en étaient brillamment emparées le 4 juillet 1830 malgré les représen-

    de 9 %. En 1844, l’État put emprunter à 3,50. De 1827 à 1847, les salaires de l’industrie parisienne augmentèrent de dix pour cent.

  1. L’Europe s’était résignée à accepter l’idée d’une Belgique indépendante, mais le roi de Hollande ne voulut pas se laissa arracher les territoires qu’en 1815 on avait annexés à ses États. Il résista à main armée. C’est alors que Talleyrand sut obtenir du gouvernement anglais un acquiescement à l’idée d’une intervention française. Une armée commandée par le général Gérard vint assiéger Anvers et le prit aux Hollandais (décembre 1832). Anvers fut rendu aux Belges et ainsi les armes françaises contribuèrent directement à l’indépendance de la Belgique.