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louis-philippe

renonce à ses droits en faveur de son neveu. Le petit duc de Bordeaux va donc devenir roi sous le nom de Henri v et le duc d’Orléans sera régent. Tout est sauf.

La Chambre ne le comprend point. Surexcités, affolés, conduits par Thiers, et ses amis, les députés, qui ont peur de la république, revisent hâtivement la Charte et appellent au trône le duc d’Orléans. 219 députés ont ainsi escamoté la volonté nationale et changé la dynastie sans avoir reçu du pays de mandat constituant. Le pays apprendra avec stupeur l’aventure parisienne mais à force d’entendre dire que le Parlement vient « de le sauver de la révolution », il le croira.

Louis-Philippe
(1830-1848)

On a dit de Louis-Philippe qu’« il passa, les cinq premières années de son règne à tâcher de se maintenir dans son fauteuil et les dix suivantes à tenter d’élever ce fauteuil sur un trône ». Les débuts furent pénibles pour le souverain comme pour ses sujets. Le désordre déchaîné par les « journées de juillet » ne se calma point. Sans Casimir Périer qui prépara le lent retour de l’ordre par d’énergiques mesures — sans Talleyrand qui, ambassadeur à Londres, négocia l’intervention militaire en Belgique, c’eût été vraiment à désespérer du nouveau régime. La crise survenue en plein essor économique avait condamné beaucoup d’ouvriers à l’inaction et mis en mouvement d’innombrables « chercheurs de places ». Lafayette apostilla, dit-on, plus de