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notre france

Napoléon, en admettant leur sincérité, ne sont pas de celles qu’il puisse accepter. Mais avant de se rendre il fera une belle défense. Le lion reste redoutable jusqu’au bout. Malheureusement cette défense achève le martyre de la France, ruinée et décimée par la longue et formidable épopée. Saturée de gloire, la nation n’a plus qu’une idée, qu’un besoin : la paix. Et sur ce point elle est d’accord avec l’univers entier.

La Restauration et les Cent jours
(1814-1815)

Le but unique des Alliés en entrant à Paris était de renverser Napoléon ; ils le proclamaient en toutes circonstances. À vrai dire, les Prussiens, assoiffés du désir de la revanche, eussent volontiers dépecé la France, mais l’empereur Alexandre, véritable chef de la coalition, maintenait celle-ci dans une ligne politique sage et modérée. Les Bourbons n’étaient point en cause. Le comte de Provence avait peu de sympathies en Europe. Alexandre entretenait même contre ce prince de fortes préventions. Ce fut Talleyrand, toujours prompt à deviner les orientations prochaines, qui le rendit favorable, à la restauration monarchique. À vrai dire, cette solution s’imposait ; Louis xviii ou la République, la situation s|enfermait en un tel dilemme et la République étant présentement impossible, il était infaillible que la nation n’en vînt à chercher un abri sûr et digne sous l’égide de sa royauté séculaire. Bordeaux avait pris l’initiative en arborant dès le 12 mars 1814 le drapeau