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Page:Notices sur M. le comte Chaptal, et discours prononcés sur sa tombe, le 1er août 1832.djvu/72

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DISCOURS

DE M. É. PARISET,

SECRÉTAIRE PERPÉTUEL DE L’ACADÉMIE ROYALE DE MÉDECINE.

Quelle rapide succession de pertes, et de pertes irréparables, Messieurs ! La mort frappe la France à coups pressés dans ce qu’elle a de plus éminent ; et par le nombre et le choix des victimes qui succombent, jamais, peut-être, époque ne nous a été plus funeste. Champollion, Abel Rémusat, Saint-Martin, Cuvier, ont disparu de ce monde : hommes rares et singuliers, qui en étaient le plus bel ornement. Laugier, Thurot, Sérullas ne sont plus. Les tristes devoirs que nous remplissons aujourd’hui nous réunissaient, il y a précisément huit jours, sur la tombe d’un homme presque séculaire, qui, pendant plus de soixante années, a bien mérité de ses semblables. Depuis ce moment, une existence précieuse pour les écoles a été compromise ; et maintenant c’est aux restes inanimés de Chaptal que nous venons rendre de stériles hommages. Stériles, ai-je dit ? Je me trompe. Les