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Page:Notices sur M. le comte Chaptal, et discours prononcés sur sa tombe, le 1er août 1832.djvu/56

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pour améliorer et pour compléter le système des écoles, depuis l’enseignement primaire jusqu’à l’enseignement spécial aux professions les plus élevées.

On put voir, dans les développemens qu’il soumit au conseil d’état, combien étaient déplorables et profondes les lacunes que nos gouvernemens, républicains ou monarchiques, avaient laissées subsister dans l’instruction populaire.

Chaptal s’appliqua surtout à proposer des institutions qui devaient répandre parmi les citoyens les connaissances utiles aux arts. Plusieurs des établissemens dont il présenta le projet furent fondés par la suite ; quelques uns le furent par lui-même ; et pour les autres, il eut au moins l’honneur de la conception première.

C’est aussi comme membre du conseil d’état que Chaptal fut choisi pour défendre, devant le tribunat et le corps législatif, le projet de circonscription et d’administration des départemens, des arrondissemens et des communes.

Ces vastes travaux ne pouvaient suffire à l’activité du savant administrateur. Il fit paraître, à la même époque, son Essai, si remarquable, sur le perfectionnement des arts chimiques en France, écrit substantiel rempli de vues importantes, qu’il devait bientôt réaliser, et qu’il terminait en disant :

« Il n’est pas de Gouvernement plus favorable aux arts que le Gouvernement libre : ainsi, aux ressources inépuisables de sa position, la France peut ajouter maintenant les avantages de sa constitution