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Page:Notices sur M. le comte Chaptal, et discours prononcés sur sa tombe, le 1er août 1832.djvu/41

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Une forte diminution dans la mortalité fut la conséquence immédiate de ces mesures. Le sort de soixante-dix mille malades reçus annuellement dans vingt-deux grands hôpitaux atteste ces résultats. Des salles séparées pour les opérations, des cours d’instruction furent établis partout ; enfin des comptes rendus, imprimés et publiés chaque année, appelèrent de judicieux conseils et une critique de bonne foi, que toute administration doit s’empresser de provoquer pour en faire son profit.

Je n’entrerai pas ici dans plus de détails sur les bienfaits de cette administration, dont la création, qui remonte à trente ans, fut un des plus beaux titres de M. Chaptal à la reconnaissance publique : aussi, lorsqu’il ne fut plus ministre, le Conseil général des hospices s’empressa-t-il de l’admettre dans son sein, et depuis plus de vingt années il n’a cessé d’assister à ses séances et de faire jouir les diverses parties du service des fruits de ses lumières et de sa longue expérience. Il surveillait particulièrement la boulangerie et la pharmacie centrale. On lui doit encore l’établissement de l’École d’accouchement pour les élèves sages-femmes, d’où il est sorti chaque année tant d’élèves distinguées, qui sont répandues dans toutes les parties de la France : admirable institution, qui a sauvé la vie à un nombre infini de mères et d’enfans, qui étaient précédemment les victimes de l’inexpérience et du charlatanisme !

Messieurs, quand on approche du moment fatal où nous ne devons nous occuper que d’un monde à venir, le souvenir du bien qu’on a pu faire dans celui-ci est,