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Page:Notices sur M. le comte Chaptal, et discours prononcés sur sa tombe, le 1er août 1832.djvu/15

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laine et ses usages dans les arts ; la fabrication de l’acétate de cuivre ; des considérations sur l’effet des mordans dans la teinture en rouge du coton ; des considérations sur l’usage des oxides de fer dans la teinture du coton ; des observations sur les moyens de cultiver la barille en France.

Ce fut alors que, témoin de cette rapide transformation qu’éprouvaient les arts chimiques, il entreprit de décrire des progrès auxquels il avait si puissamment contribué par ses exemples et par ses leçons, et de signaler à l’industrie française toute l’étendue de la carrière qu’ils ouvraient désormais devant elle. Il donna un Traité des salpêtres et goudrons[1], un Tableau des principaux sels terreux et substances terreuses[2] ; il publia en l’an VIII son Essai sur le perfectionnement des arts chimiques en France, et presqu’en même temps, descendant lui-même aux applications les plus variées et les plus immédiates, il décrivit les procédés du blanchiment à la vapeur[3] ; il donna des règles à l’art de faire les vins ; il éclaira la fabrication des eaux de vie, esprits de vin et vinaigres, et remontant même jusqu’à la culture de la vigne, recueillit les observations des agronomes, les mit en ordre. C’était pour fournir un article au Dictionnaire de Rozier, que fut conçu d’abord en 1799 cet ouvrage tout neuf sur un sujet si ancien, mais la matière se développa entre ses mains. Le premier il

  1. 1796, in-8°.
  2. 1798, in-8°.
  3. Essai sur le Blanchiment, an IX, in-8°.