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Page:Normand - Pensées de toutes les couleurs, Calmann-Lévy.djvu/80

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Si l’on n’était distrait par la vie, on penserait sans cesse à la mort.

Une existence longue et tourmentée devrait donner droit à une mort rapide et douce. Mais quels droits avons-nous donc ici-bas, pauvres vermisseaux que nous sommes ? Tout juste celui de vivre, car nous n’avons même pas celui de mourir.

Les petits enfants, les voyages : joies en réserve pour le déclin de la vie.

Plus nous avançons dans la vie, plus elle s’éloigne de nous.