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Page:Normand - Pensées de toutes les couleurs, Calmann-Lévy.djvu/52

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Il y a des noms rebelles à la poésie, entre autres : Vercingétorix, tellement long et encombrant dans un vers. Je me souviens d’avoir lu, dans une tragédie en cinq actes ainsi intitulée et qui ne manquait pas de mérite, d’ailleurs, ce vers césuré de façon bizarre :

Il faut vaincre, Vercin-gétorix, ou mourir !

Dans cette même tragédie, l’auteur, pour secouer la tyrannie de cet interminable nom, avait trouvé commode, dans les scènes d’amour, d’en supprimer les trois premières syllabes, et la jeune fille, éprise du chef gaulois, s’écriait :

Ô mon Torix, je t’aime !

Les orages, la nuit, sont plus effrayants. Ils s’amplifient de toute l’horreur des ténèbres.