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Page:Normand - Pensées de toutes les couleurs, Calmann-Lévy.djvu/235

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LE PRINCE IMPÉRIAL

(1856-1879)



Il aurait cinquante-cinq ans…

Le joli enfant d’autrefois est devenu un bel homme, puis un homme « encore très bien ». Toujours séparés par la raie de côté, ses cheveux frisés grisonnent seulement aux tempes. La moustache est toujours fine. Les yeux bleus si doux — les yeux de l’Impératrice — s’allongent en amandes sous des sourcils en accent circonflexe. Au milieu du front, une ride perpendiculaire et profonde dit seule les angoisses d’une âme qui a souffert. Les oreilles sont toujours épaisses et trop écartées du