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Page:Normand - Pensées de toutes les couleurs, Calmann-Lévy.djvu/221

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GEORGE SAND

(1804-1876)



Elle aurait cent sept ans…

Dans son corps déformé, impotent, une seule chose persiste qui la rappelle encore : ses yeux, ses grands yeux à fleur de tête, ses yeux à la fois endormis et ardents. La coiffure est restée toujours la même ; mais les ondulations qui encadrent le visage bistré sont maintenant blanches comme du givre.

Le cœur est aussi chaud, aussi enthousiaste qu’autrefois, et la mémoire presque aussi fraîche. Elle n’écrit plus guère, ayant la vue très fatiguée, mais elle se fait faire la lecture.