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Page:Normand - Pensées de toutes les couleurs, Calmann-Lévy.djvu/101

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premier cas, on vous tolère ; dans le second, on vous oublie.

La vie est si lamentable, même pour les moins malheureux, qu’il m’a toujours semblé illogique de se réjouir de la naissance d’un être humain.

Aux yeux des jeunes gens, la vieillesse apparaît comme une forêt vue de loin, au soleil couchant. Ils la croient accueillante et paisible ; plus tard, quand ils y pénètrent, ils y trouvent une ombre glacée et des sifflements de serpents.

Vivre, c’est changer d’ennuis, quand ce n’est pas changer de douleurs.