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Ajolfo part pour reconquérir les fiefs de son père ; après de nombreuses aventures, il arrive à Paris où, grâce à ses hauts faits d’armes, il entre en faveur auprès du roi et fait rendre à son père les fiefs dont il avait été dépossédé et les charges qu’on lui avait enlevées. Ajolfo épouse alors Lionida (Mirabel), fille du roi Adrien (Mibrien), qu’il a ramenée avec lui d’Espagne. Mais dans une partie de chasse, qui a lieu auprès d’Orléans, Ajolfo et Lionida sont enlevés par Makaire et jetés en prison à Lausanne. Là, Lionida donne le jour à deux jumeaux, Mirabello (c’est ici un nom d’homme) et Verrucchieri, qu’on retrouve dans d’autres romans encore. Ces enfants, jetés par le traître Makaire dans le lac, sont sauvés par un pêcheur et vendus par lui, l’un, Mirabello, dans une ville appelée Lunara, l’autre en Pologne. Ajolfo, après une longue captivité à Lausanne qu’Élie et le roi de France assiégent, s’en échappe avec sa femme, conduits tous deux par Makaire. Ramené par ce dernier à la cour du roi Adrien, père de Lionida, Ajolfo s’enfuit de nouveau, laissant Lionida, et est vendu comme esclave à Trébizonde.

Cette partie du roman italien est, on le voit, imitée du français ; mais à partir de ce moment, l’histoire d’Ajolfo se complique d’une façon fastidieuse : un certain Bosolino di Gualfedra, les deux fils d’Ajolfo, les quatre fils de ces deux enfants d’Ajolfo, puis les deux fils de Bosolino, enfin Élie lui-même, se livrent à des combats extraordinaires où l’élément amoureux et galant vient souvent se mêler.

    pareano barbe di becchi, fue chiamato questo vestimento el barbicone ; e però fue sempre chiamato Ajolfo del Barbicone » (Storia di Ajolfo del Barbicone, I, 6).