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auprès de ce roi. Il part accompagné de deux chevaliers de la cour de Louis, qui lui servent d’écuyers, Jobert et Ylaire. Arrivé à Pampelune où est le roi Mibrien, il enlève sa fille Mirabel, et après de nombreuses et interminables aventures, poursuivi sans cesse par les parents du traître Makaire ou bien par des Sarrasins, et sortant toujours vainqueur du combat, il arrive enfin avec sa captive à la cour du roi de France. Il dévoile alors à Louis son nom et sa naissance (ce qu’il n’avait pas fait encore jusqu’ici sans raison bien appréciable), réclame les biens de son père qui lui sont rendus, et épouse Mirabel après l’avoir fait préalablement baptiser.

Makaire n’abandonne pas ainsi sa vengeance : disgracié à la cour du roi, il réunit une armée composée de Bourguignons et de Lombards, vient s’embusquer auprès de Langres où Aiol se rend avec sa femme après ses noces, les surprend, les fait prisonniers et les emmène à Lausanne où il les enferme en prison. Là, Mirabel met au monde deux jumeaux. Makaire, assiégé dans Lausanne par le roi de France et Élie revenu à la cour, s’empare des enfants d’Aiol et les jette dans le Rhône. Le pêcheur Tieri, un nouveau venu dans le poëme, les sauve et les conduit à Tornebrie, à la cour de Grasien, roi de Venise. C’est là qu’Aiol, échappé de Lausanne avec Makaire et conduit par le traître auprès du roi Mibrien, les retrouve plus tard. Quant à Mirabel, elle est restée, pour n’avoir pas voulu renoncer à la foi chrétienne, emprisonnée chez son père ; c’est afin de la délivrer qu’Aiol, honoré pour ses exploits à la cour de Grasien, entraîne le roi de France et les Vénitiens à venir mettre le siége devant Pampelune. La ville est prise, Mirabel délivrée, et