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ont perdu l’instinct sain et viril pour ce qui est juste et vrai. Cette culture mérite sa chute, et maintenant déjà s’affaiblissent les signes de sa domination, maintenant sa pourpre tombe, mais, quand la pourpre tombe, le prince ne reste pas longtemps debout.

J’ai terminé ma profession de foi. C’est la profession de foi d’un individu. Et que pourrait un individu contre le monde entier, sa voix trouverait-elle même partout des échos ? Son jugement n’aurait en fin de compte, pour employer une image de Strauss, qu’ « une vérité subjective en proportion avec son absence de force de démonstration objective ». N’est-ce pas, mes bons amis ? Ayez donc, en attendant, bon courage ! Il faut s’en tenir provisoirement à ce « en proportion...avec son absence ». En attendant ! Je veux dire tant que passera pour inactuel ce qui fut toujours actuel, ce qui importe et ce qu’il est temps de dire plus que jamais... la vérité.

Note du traducteur

1. La violente apostrophe de Hoelderlin, touchant la barbarie éternelle et irrémédiable des Allemands, se trouve dans Hyperion. - N. d. T.

2. Gœthe, Faust, scène du cabinet d’étude. — N. d. T.

3. Nous supprimons ici quelques pages où Nietzsche donne des spécimens du style de David Strauss qui, traduits en français, perdraient toute espèce de saveur. — N. d. T.