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Page:Nietzsche - Considérations inactuelles, I.djvu/110

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« Que, sur les degrés précédents de la religion, au lieu d’un seul de ces comment, il y en ait plusieurs, au lieu d’un seul Dieu apparaisse une multiplicité de divinités, cela vient, conformément à l’origine de la religion, du fait que les différentes forces de la nature, les différents rapports vitaux qui provoquent dans l’homme le sentiment d’une dépendance absolue agissaient primitivement encore dans toute leur multiplicité sur celui-ci et qu’il ne s’était pas encore rendu compte comment, par rapport à la dépendance absolue, il n’y avait pas de différence entre ces forces et que, par conséquent, le comment de cette dépendance, ou l’être auquel il faut rapporter celle-ci en dernière instance ne peut être qu’un seul. »

Un exemple opposé, pour les petites phrases courtes cette fois-ci, et cette vivacité affectée qui a tellement ému certains lecteurs qu’ils ne nomment plus Strauss que côte à côte avec Lessing, se trouve à la page 8 : « Ce que je veux exposer dans ce qui va suivre, je sais qu’il y a quantité innombrable de gens qui le savent aussi bien, certains même beaucoup mieux que moi. Quelques-uns ont même déjà parlé. Est-ce une raison pour que je me taise ? Je ne le pense pas. Nous nous complétons tous les uns par les autres. Un autre en sait-il plus que moi, il y a pourtant des choses qui sont de ma compétence et, certaines d’entre elles, je les sais autrement, je les vois autrement que le reste de l’humanité.