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Page:Nietzsche - Considérations Inactuelles, II.djvu/77

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jusqu’à être en contradiction avec son but primitif. Sa dernière aventure, la Réforme allemande, nfaurait eu ~que la durée d’un feu de paille, ·si elle n’avait puisé une nouvelle force et de nouvelles ardeurs dans la lutte et les incendies des États.

Voici, en troisième lieu, la culture qu’enceurageut tous ceux qui se savent laids ou ennuyeux et qui vou< draient se tromper sur euxunémes par ce qu’ils appel-Ã ’ lent les << belles formes », Avec un vernis extérie ur, avec des paroles, des attitudes, des ornements, ·de l’ap~ · parat, des bonnes manières. le spectateur doit-être dupé sur leçonienu, car il est admis que l’on juge généralement l’intérieur d’après Fextérieur. It me semble ’· parfois que les hommes modernes s’inspirent réciproquement un ennui démesuré et qu’ils finissent par juger nécessaire de se rendre intéressants au moyen de tous € » q. lesarts. Les voilà qui se font servir, eux-mêmes, par leurs artistes comme des mets succulents et épicés ; les voilà qui versent sur leur propre personne tous les K’fi i (. aromes d’Orient et d’Occident, et certes l’ils prennent A îalors une odeur très intéressante, ils sentent tout l’Orien-t et tout l’Occident. Les voilà qui S’aI·rangent à satisfaire à tous les goûts et chacun doit être servi, soit qu’il ait fa envie de bonnes ou de mauvaises odeurs, qu’il goûte à Li Yalambiqué, ou les grossièretés paysannes, le grec ou le chinois, les tragédies ou les malpropretés dramati— pques. Les plus célèbres cuisiniers de ces hommes modernes qui veulent être à tout prix intéressés et intéres- il sauts se trouvent, comme on sait, parmi les Français, È les plus mauvais parmi les Allemands. Ceci est en somme plus consolant pour les premiers que pour les