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il ne sait plus ce qu’il veut et ce qu’il doit et il est tout »A -à fait indifférent qu’il soit distrait par la quantité des 3 objets ou qu’il soit mis hors de lui par l’élévation et la E dignité de ceux-ci. (Best toujours un malheur pour lui, f d’être.poussé à aspirer à quelque chose quiiest incom- t patibie avec une activité personnelle et régulière ’ On peut employer ces arguments avec une certaine apparence de justesse, précisément contre l’homme de Schopenhauer. Sa dignité et son élévation ne peuvent, que nous mettre hors de nous-mêmes et par là nous éloi-

— gnent de nouveau de toute communauté avec ceux qui ’·i1 agissent. Le lien qui unit les devoirs, le courant de la " vie disparaissent. Peut-tre l’un ou l’autre s’habituera· ’ t-il à s’éloigner de mauvaise grâce et à vivre suivant ’ une double direction, ce qui veut dire qu’il sera en contradiction avec lui-même, qu’il hésitera ça et là, ce * qui le rendra tous les jours plus faible etplus stérile. r j Un autre renoncera peut-être par principe à agir encore et à peine voudra-t-il encore être spectateur, quand j d’autres agissent. Il y a toujours danger, lorsque l’on Ã. rend la tâche trop difficile pour l’homme et lorsqu’il j n’est pas capable de remplir des devoirs ; les natures les plus fortes peuvent être ainsi détruites, les plus faibles, qui sont les plus nombreuses, tombent dans une pqî.’ paresse contemplative et leur paresse ânit par leur faire perdre le goût de la contemplation.. Qi

’ En face de pareilles objections je ne veux concéder I qulune seule chose. Notre tâche ne fait que commencer ’ici et d’après ma propre expérience je ne vois et ne sais j qu’une seule chose, qu’il est- possible, en partant de cette image idéale, de nous charger d’une chaîne-de-devoiiis j