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Page:Nietzsche - Considérations Inactuelles, II.djvu/164

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doneplups véritablement se communiquer. Cette condition obscurément sentie a fait partout du langage un pouvoir indépendant, qui maintenant étreint les hommes de ses bras de fantôme et les presse à aller où ils ne veulent pas, Dès qu’ils cherchent à s’expliquer entre eui et à stages. —eier en vue d’une œuvre commune, la folie des idées. ""générales, le vertige des mots sonores s’empare d’eux. incapables de se comprendre véritablement, ils’exé· cutent en commun ces œuvres- qui toutes portent l’emr preinte de ce manque d’e¤tente, en ce sens qu’elles ne sont pas l’expression desivéritables besoins qui les ont fait naître, maisne correspondent qu’à un impérieux et creux verbalisme. Ainsi, à toutes ses souffrances l’humanité ajoute encore la souffrance de la convention, c’estàw-dire de la conformité dans les paroles et les actions sans la conformité du sentiment. De même que, dans la 4 période décroissante de chaque art, il arrive un moment où l’exubérance maladive des moyens et des formes —. acquiert une influence tyrannique sur l’àme des jeunes artistes et fait d’eux ses esclaves, de même on se trouve ’v, l être aujourd’hui, alors que le langage est en décadence, t Peselave du verbe. Cette contrainte ne permet plus à personne de se montrer tel qu’il est, de parlerai naïve’xxient ; et il en est peu qui, d’une façon générale, réusà sissent à conserver leur individualité dans la lutte avec une culture qui croit pouvoir démontrer son succès, non ’epeint en exerçant son action bienfaisante sur des sentiments et des aspirations nettement afûrmés, mais en saisissant l’individu dans un réseau d’« idées bien définies », pour lui apprendre àlbien. penser. (loin-me s’il y V gvait un intérêt quelconque à faire d’un, individu un