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Page:Nietzsche - Considérations Inactuelles, II.djvu/101

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ceux qui souffrent profondément de notre époque, les réunir et de créer par leur moyen un courant qui soit assez fort pour surmonter la maladresse dont la J nature fait preuve généralement et dont elle témoigne de ; ’’’e’ nouveau aujourd’11ui, quand il s’agit d’utiliser les philosophes. De pareils hommes se rendront compte que ce ’ sont les mêmes résistances qui empêchent une grande philosophie d’exercer son influence et qui s’opposent à ’v’t » la création du grand philosophe ; c’est pourquoi ils peu-. vent se fixer le but de préparer la recreatnon de Sohopenhauer, c’est=à-dire du génie philosophique. Mais ce Q qui veut enfin rendre vain, par tous les moyens, la ·’··rdégénérescence du philosophe, c’est, pour le dire brièvement, la confusion d’esprit qui règne au jourd’hui dans la nature humaine. C’est pourquoi tous les grands hommes enfvoie de développement doivent dépenser une incroyable quantité de forces pour s’échapper descette confusion. Le monde ou 1ls entrent maintenant est semé d’absurdes embûches. Il ne suffit vraiment pas deparler de dogmes religieux, mais encore d’idées baro-. ques, telles que le « progrès », la « culture générale », ’ le sentiment « national », l’ « État moderne », la « lutte pour a eu ureu a ar amp/’). n peut m meta er jusqu’à affirmer que tous les termes généraux portent maintenant un apprêt artificiel et antinaturel ; c’est pourquoi une postérité plus clairvoyante fera à notre époque le grave reproche d’avoir quelque chose de contourné et de difforme, quelle que soit la vanité bruyante que nous tirons de notre « santé ». Les vases antiques, déclare Schopenhauer, firent leur beauté de ceci qu’xls " expriment d’une· façon naïve leur destination et leur