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AURORE

ment habituel ne sert plus suffisamment, il faut que l’homme pieux écoute son catéchisme qui lui prescrit : « Tu n’invoqueras pas en vain le nom du Seigneur, ton Dieu ! »

153.

Un mécontent. – C’est un de ces vieux braves : il se fâche contre la civilisation, parce qu’il croit que celle-ci vise à rendre accessibles toutes les bonnes choses, les honneurs, les trésors, les belles femmes — aux lâches comme aux braves.

154.

Consolations dans le péril. – Les Grecs, dans une vie où les grands dangers et les cataclysmes étaient toujours proches, cherchaient dans la méditation et dans la connaissance une sorte de sûreté du sentiment et un dernier refuge. Nous qui vivons dans une quiétude incomparablement plus grande, nous avons porté le danger dans la méditation et la connaissance, et c’est dans la vie que nous nous reposons et que nous nous calmons de ce danger.

155.

Scepticisme éteint. – Les entreprises périlleuses sont plus rares dans les temps modernes que dans l’antiquité et pendant le Moyen Âge, — probablement parce que les temps modernes n’ont plus la croyance aux signes, aux oracles, aux cons-