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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/92

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LES APHRODITES


possédée d’une double ivresse, et qui ne se pique pas, comme on sait, de raffinement.

On se décompose enfin, on reprend des forces dans les flacons, on babille avec ce délire d’heureuse folie qu’aucun récit ne peut fixer. Un excellent café, suivi des liqueurs les plus fines, termine ce voluptueux dîner.

Le comte, très-pressé (ou qui feint de l’être) d’assister à l’auguste pétaudière, part tout de suite dans son rapide cabriolet. La duchesse reste. L’adroite et complaisante Célestine prête son ministère pour la mettre en état de paraître au spectacle. Le chevalier, dont on a renvoyé les chevaux et qui n’a rien de mieux à faire que de se reposer, suit aux Italiens son équivoque conquête, qui l’enlève dans un vis-à-vis d’une élégance achevée, attelé de deux anglais sans prix pour la vitesse et la beauté.


FIN DU PREMIER NUMÉRO.