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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/89

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VIVE LE VIN ! VIVE L’AMOUR !


badin) : — Au revoir donc !… (À la société.) Puisqu’il faut reprendre le fil de la conversation, où en est-on ? (Moment de silence.) Vous voyez, ma sœur, qu’on ne dit mot. C’était bien la peine de nous déranger !…

La Duchesse. — J’aime Célestine à la folie ; si j’étais là, je l’embrasserais à cause de sa sincérité.

Célestine (accourant). — Ah ! je viendrais de bien plus loin pour cueillir une faveur si douce. (Elles s’embrassent vivement ; le chevalier a suivi sans trop savoir pourquoi.)

La Duchesse. — Eh bien ! vous voilà ?

Le Chevalier. — C’était pour observer de plus près la chose du monde la plus intéressante et que j’aime le mieux voir : deux jolies femmes se faisant des caresses.

La Duchesse (sans humeur). — Petit roué ! tu venais tout bonnement à la piste de Célestine. Va, tu ne vaux pas les bons sentiments qu’on pourrait avoir la folie de prendre pour toi… Il me prend aussi fantaisie maintenant de consoler ce pauvre comte, avec qui j’ai bien quelques petits torts.