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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/88

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LES APHRODITES

Le Chevalier (l’embrasse et lui dit à l’oreille) : — Si des hommes pouvaient ressembler à la magique Célestine, je voudrais être la catin de tous les bougres de l’univers. (Elle lui rend son baiser avec transport, et risque, à la faveur de la table, de lui faire plus bas une visite d’amitié. En même temps, la duchesse sent une main du comte qui se faufile à travers l’ouverture de ses poches…)

La Duchesse. — Mais, mon cher comte, que voulez-vous donc me voler ?… Les mains sur la table, s’il vous plaît !

Madame Durut (avec malice). — Eh bien !… Célestine ! chevalier ! l’ordre est pour tout le monde ; à quoi diable vous amusez-vous donc là ?

Célestine (riant). — Voyez quelle tracasserie ! On ne peut donc, sans scandale, manier un peu les breloques du monde ?

Madame Durut (se levant brusquement et détournant la nappe). — Sacrebleu, quelles breloques ! C’est bien aussi la montre, ma foi !

Célestine (ainsi prise sur le fait, en donnant au charmant boute-joie un petit coup