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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/87

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VIVE LE VIN ! VIVE L’AMOUR !


fait qu’il n’y a que les sots qui se privent d’user de tous leurs moyens. Je dis hommes et femmes. Avis à l’auditeur, beau chevalier, qui semblez être à mille lieues de nous. Si j’étais un aussi joli garçon que vous, je ne me contenterais pas de tourner la tête aux femmes, je voudrais m’amuser encore à me faire lancer par tous les Villettes du royaume. Il en vient ici à qui ce chien de museau-là ferait faire, ma foi, de belles extravagances ! Notre fortune serait faite à tous deux.

La Duchesse. — Taisez-vous, Durut. Voyez comme vous embarrassez ce pauvre enfant !

Madame Durut. — Lui ! pas tant que vous l’imaginez, madame. Priez-le de vous raconter ses petites facéties d’écolier… Il y a passé, je vous le jure.

Le Chevalier (avec grâce). — Voilà qui est très-mal de ta part, ma chère Durut, et tu justifies le proverbe qui dit qu’on n’est jamais trahi que par ses proches.

Célestine. — Comment ! on te l’a mis, mon cher petit chevalier ? Si j’avais l’honneur d’être garçon, je donnerais beaucoup pour avoir la même joie.