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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/85

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VIVE LE VIN ! VIVE L’AMOUR !


Madame Durut. — Oh ! je le reconnais au langage des pieds. Chez moi, certain soir qu’il s’agissait d’enivrer un provincial et de lui souffler sa jolie femme, ne voilà-t-il pas mon maladroit qui, à table, en face du couple, se trompe, et, croyant faire une gentillesse à madame, vous appuie amoureusement un pied sur l’orteil goutteux du mari ! Celui-ci de jeter le cri de quelqu’un qu’on mettrait à la broche et de retirer les jambes si promptement, si fort et si haut, qu’il soulève la table et renverse tout ce qui la couvrait. Figurez-vous le bacchanal, le tracas, la consternation d’une femme peu faite, alors, à de pareils événements !… Il est vrai que, depuis, nous en avons fait une rude lame… Comte, vous pouvez certifier ce que je dis.

Le Comte (froidement). — Qu’en faites-vous ?

Madame Durut. — C’est du véreux maintenant. Elle vient encore de temps en temps dans ma maison de Paris, pour les moines.

La Duchesse. — Fi !

Le Comte. — Quant à moi, le l’ai totale-

  I.
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