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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/84

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LES APHRODITES


polissonnes. En voici un léger échantillon :

Madame Durut. — À propos, madame la duchesse, il y a longtemps que vous n’êtes venue par ici avec ce grand lévrier… cet étranger, si blond, si pomponné !…

La Duchesse. — Elle me divertit avec son lévrier, c’est justement un Danois… l’Opéra me l’a enlevé…

Célestine. — L’Opéra ne vous a pas enlevé grand’chose. Cet homme est bien le plus glacial bande-à-l’aise ! (Gaiement) Nous sommes tous garçons ici ?

La Duchesse (souriant). — Il a donc l’avantage de vous connaître ?

Célestine. — Oh ! ne m’en parlez pas. J’eus un jour, je ne sais par quel caprice d’avoir quelqu’un d’encore plus blond que moi, le malheur de m’aventurer avec ce beau monsieur ; cela fut d’un nul !… Il est vrai qu’il resta sur le champ de bataille un diamant ; mais vivent les gens qui savent les faire gagner !

La Duchesse (sentant une atteinte). — Comte, j’ai des cors, je vous en avertis. (Elle sourit)