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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/81

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VIVE LE VIN ! VIVE L’AMOUR !


peinte en marbre blanc et qui paraît se détacher. Le tapis est un gazon factice parfaitement imité. À peine s’est-on réuni dans cet agréable lieu qu’il y survient le dîner le plus sensuel.

La duchesse, le comte, le chevalier, Célestine et madame Durut sont à table et mangent.

Madame Durut. — Vous ne paraissez pas penser à me remercier, cependant vous avez l’étrenne de cette jolie salle, qui n’est achevée que depuis quelques jours et où je n’ai permis à qui que ce soit d’entrer tandis qu’on y travaillait.

Le Chevalier. — On ne pouvait rien penser de plus agréable, et l’exécution en est parfaite.

Le Comte. — L’architecte a un peu écouté aux portes. Je connaîs la pareille salle, je dis absolument pareille, chez le marquis de[1]

  1. Le comte a raison. Cette salle existe en original chez une dame fort célèbre, que les deux sexes déchirent également, les femmes par hypocrisie, car elles ont son amour et lui prodiguent le leur, les hommes par un sot amour-propre, car près d’elle ils sont rarement heureux. Mais qui peut juger sans passion cette Sapho moderne