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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/76

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LES APHRODITES


puis plus,… j’étouffe,… je me meurs… (Elle est pour lors immobile, dans l’attitude la plus théâtrale, l’œil fermé, mais sans que les roses des joues et des lèvres aient pâli de la moindre nuance.)

Le Chevalier (aux pieds de la duchesse). — O ciel ! quel malheur !

Madame Durut (assez calme et donnant du secours). — La ! la ! ne vous désespérez pas, cela n’aura pas de suites…

En effet, à peine a-t-on mis des sels d’Angleterre sous le nez de la duchesse qu’un long soupir annonce la clôture de son évanouissement.

Madame Durut (au comte). — Voilà pourtant, vilain homme, la belle besogne que vous êtes venu faire ici ! Que je déteste ces vaniteux ! Tout irait si bien, si l’on voulait ne mettre que de la folie à ce qui est uniquement affaire de plaisir.

Le Comte. — Vous verrez maintenant que c’est moi qui ai tort !

Madame Durut. — Assurément, et en tout point. Vous vous êtes conduit en homme qui n’a pas le sens commun. Vous arrivez trop tard, premier tort d’autant