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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/738

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LES APHRODITES


rant baronet dans une pièce un peu reculée, où, veillé de près par Célestine et madame Durut, il put donner un libre cours à ses extravagances.

Il est inutile d’apprendre au lecteur comment finit pour l’assemblée de la rotonde une fête dont la farce infernale de la résurrection était le dernier acte. Chacun retourna chez soi, riche de plus ou moins de plaisir et de gloire. Heureux en pareil cas celui qui ne s’est pas piqué de voir tout à fait le fond du sac !

À bon compte, le délicat sir Henry tint exactement toutes les paroles qu’il avait données, et fit même encore au delà, surtout en faveur de la belle Célestine, pour laquelle il n’avait rien promis d’abord. Certain d’avoir été mystifié, jamais il n’en a fait à Zéphirine une question dont elle pût être humiliée : il l’aime, il la possède, il chérit l’enfant auquel elle a donné le jour ; il a fait de la petite comtesse une véritable amie, et ne l’a pas un instant boudée pour avoir été si méchamment compissé par elle dans l’infernal caveau.

Loin de là ; peu de temps après cet excès