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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/737

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VAUT-IL MIEUX ÊTRE SAGE ?


Henry fit tout ce qu’on voulut, suivit longtemps dans les ténèbres l’Esculape et deux ombres qui le soutenaient sous les bras, réfléchit, n’osa reparler de Zéphirine, soupa, but et dormit. Mais tout cela s’était passé dans un local absolument inconnu. N’importe : il ne lui en coûtait plus rien de passer d’illusion en illusion, de prodige en prodige.

Le lendemain, ce ne fut pas un prestige quand on le conduisit refait, sain de corps et d’esprit, à certain petit pavillon qu’il reconnut pour sa demeure ordinaire, et dans lequel, à la même place que ci-devant occupait la châsse lugubre, était un beau lit où respirait la chère Zéphirine, entourée de madame Durut, de Célestine, d’une garde et d’une nourrice donnant ses soins à un marmot tout à fait bien venu. C’est pour le coup que notre homme faillit devenir encore plus fou que la veille, et qu’il fit jouir le petit nombre qui se trouvait là de la vraiment excellente comédie. Mais l’état de la ressuscitée ne permettait pas que cette scène durât plus d’un moment ; on conduisit l’émerveillé, riant, pleurant et déli-