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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/735

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VAUT-IL MIEUX ÊTRE SAGE ?


sympathiques, empruntés de celui qui n’était qu’une moitié de toi-même survivant à celle qui ne respirait plus. Me défiant trop de la supériorité de notre art, j’ai fait la bévue d’outrer la force de mes enchantements, et cette essence dérobée que j’ai fait pénétrer dans les ruines de ton individu matériel, au lieu de s’y subordonner à la marche lente de la nature, a précipité le développement de la fécondité : nouveau prodige qui me prouve qu’au bout de cinquante siècles d’expériences il me restait encore quelque chose à savoir ! Dans un moment tu seras mère ; mais, encore une fois, rassure-toi, Zéphirine : tu n’as outragé ni la nature ni l’amour, et surtout l’exécrable Bandamort, pour qui je suis de moitié dans ta bien juste haine, n’offensa jamais que l’ombre de cette belle dont le fortuné sir Henry va retrouver la très-réelle possession. „ Zéphirine alors s’abaissant jusqu’aux pieds de la consolante fée, l’ébahi baronet crut machinalement devoir imiter ce religieux transport de respect et de reconnaissance…

Il était temps que finît cette scène magico-burlesque. Les trois quarts des assistants,