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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/734

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LES APHRODITES


pendant quelques instants l’honorable erreur du baronet, et tirer un dernier parti de la tortueuse manœuvre.

Déjà la pauvre Zéphirine était douloureusement avertie que son fatal moment arrivait. Elle n’avait plus que quelques instants pour achever son rôle. Voici ce que, pour sa dernière scène, on lui avait dicté : “ Ô sublime bienfaitrice, dit-elle en tombant avec précaution aux pieds de la prétendue libératrice, définissez-moi donc mon état ! Examinez-moi ! D’où vient cette enflure ? d’où vient que je souffre un si cruel déchirement ? Se pourrait-il que, mille fois victime des transports du tyrannique Bandamort, je portasse dans mes flancs… — Rassure-toi, ma fille, interrompit avec bonté la rusée magicienne ; il est vrai que tu touches au moment d’être mère ; mais tu n’as rien à te reprocher. La faute en est à moi seule : sachant par quels terribles ennemis j’allais être contrariée à ton sujet, et combien était douteux le succès du prodige de te rappeler sur la terre, j’ai voulu fortifier tes principes de vie, ou plutôt les suppléer par des principes absolument