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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/733

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VAUT-IL MIEUX ÊTRE SAGE ?


palpite, et son médiocre aimant enfin ne fut jamais aussi glorieusement ressuscité !…

Tout le monde se lève aussitôt ; la voûte feuillée du temple retentit de nouveaux applaudissements ; les noms de Nécrarque et de Phallarque sont célébrés à grands cris ; un peloton s’avance, s’entr’ouvre, et laisse voir enfin à l’éperdu baronet sa chère, sa belle et, pour comble de bonheur, sa très-existante Zéphirine…

Peigne qui pourra le délicieux instant dont jouit alors un homme dont tout le ridicule n’eut pour cause que son excessive sensibilité ! Qui vit sa joie, qui vit avec quelle crainte mêlée d’extravagants transports il interrogea de sa main tremblante, guidée par Nécrarque, le cœur de celle dont il pleura si longtemps le malheur d’être séparé ; qui fut sensible en un mot, lui pardonna soudain toute sa bizarrerie. La petite comtesse elle-même, attendrie jusqu’au fond de l’âme, se reprocha de n’avoir envisagé que du côté ridicule un mortel extraordinaire qu’il convenait au contraire de beaucoup estimer.

Cependant il fallait encore entretenir