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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/729

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VAUT-IL MIEUX ÊTRE SAGE ?


vré de ces enveloppes où j’étouffe ; si l’on daignait essuyer cette eau salée qui s’insinue dans mes yeux et me fait craindre d’ouvrir la bouche, il me serait plus facile de répondre à votre aimable invitation. „ D’un signe alors Nécrarque permit que le déconfit sir Henry recouvrât l’usage de ses membres. Il fut essuyé, lavé, séché, non sans divertir extrêmement les espiègles témoins de sa froide toilette. Il est enfin affublé d’une simarre fourrée et coiffé d’un ridicule bonnet qui lui donne tout à fait l’air d’un échappé des Petites-Maisons. Un soin non moins essentiel que celui de la purification venait d’être pris par certain maître des cérémonies (le docteur-magicien) qui n’avait cessé de se tenir à portée. Cet homme avait fait avaler au baronet un petit verre d’on ne sait quelle liqueur, verte, odorante, suave, exquise, mais d’une force à peine supportable. N’est-il pas tout simple que dans l’autre monde on ait d’autres liqueurs que nos huiles et nos crèmes de Phalsbourg ? Une vivifiante chaleur fut en vain le prompt effet de ce merveilleux breuvage ; elle ne faisait encore du bien qu’à l’estomac,