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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/728

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LES APHRODITES


quer. “ Rassure-toi, poursuit-elle ; tes malheurs touchaient à leur comble ; mon art t’en a délivré. Ta Zéphirine te sera rendue ; mais parle : où veux-tu désormais fixer avec elle ton séjour ? Tu te trouves parmi les ombres, tu peux y demeurer ; mais je ne pourrais m’occuper de tes intérêts avec assez de suite pour que tu fusses constamment garanti des maléfices qu’essayerait sur toi le vindicatif et frustré Bandamort, dont la punition ne peut être éternelle. Veux-tu plutôt que, te donnant une nouvelle preuve de mon pouvoir infini, je te replace sur la terre ? Mais Zéphirine alors pourrait ne plus vouloir t’y accompagner. Renoncer à la félicité de l’Élysée, se soumettre à souffrir, sur nouveaux frais, la rigueur des grossiers éléments qui ravageront en peu d’années la beauté contre laquelle au contraire le temps ne peut plus rien ici-bas, c’est un sacrifice dont il est inouï qu’une amante ait été capable. Eurydice elle-même, à moitié chemin, se ravisa. Parle, sir Henry, que choisis-tu ? — Hélas ! répliqua en grelottant le pauvre baronet, s’il se pouvait, grande fée, que préalablement je fusse déli-