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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/725

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VAUT-IL MIEUX ÊTRE SAGE ?


Il voit pour lors la fée remonter sur une espèce de nuage. Il est frappé de l’horreur qui l’entoure,… il frémit à la vue de cette affreuse caverne, dont les murs et la voûte croûlante sont faiblement éclairés par quelques rares lampions à l’esprit-de-vin ; il mesure toute l’étendue de ses périls, voyant autour de lui les pièces de ce bûcher dans lequel apparemment il devait être réduit en cendres. Cependant il remonte lui-même insensiblement avec sa caisse vers cette ouverture lumineuse par laquelle la toute-puissante Nécrarque a pris son essor… À mesure que l’angle visuel s’élargit pour le baronet, la scène change et s’embellit. Alors se développe à ses regards l’imposante architecture de la rotonde ; il y voit circuler la plus brillante jeunesse des deux sexes, élevant les mains et la voix vers la fée, qui semble planer au-dessus d’eux dans son nuage. Cette foule d’êtres charmants est revêtue par-dessus ses habits de longues draperies blanches de gaze ou de mousseline, descendant du haut de la tête, où elles sont fixées par des couronnes de fleurs : c’est ainsi qu’on a eu l’intention de repré-