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Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/723

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VAUT-IL MIEUX ÊTRE SAGE ?


car quel autre pourrait-ce être que ce mauvais génie ? Bandamort, disons-nous, profère d’un son étouffé : “ Puissances du ciel ! Nécrarque ! et l’on m’abandonne… Serai-je donc vaincu ?… „ De l’eau versée à grands flots, et qui fait mugir les matières enflammées, distrait le pauvre baronet d’autant plus désagréablement, qu’il reçoit sa bonne part de cet afficieux déluge. Mais si la fraîcheur du fluide ranime ses esprits près de l’abandonner, il est au moral encore bien mieux ravivé quand il reconnaît la voix de sa prétendue protectrice, qui, supposée fondre dans le souterrain, prononce avec une emphatique vigueur… “ C’est moi ! (Le tonnerre qui gronde sourdement accompagne ses paroles.) Tu te flattais donc, esprit impur, de balancer mon suprême pouvoir ?… Tu vas apprendre à connaître Nécrarque ! „

À ces mots commence un fracas horrible : la foudre fait retentir de ses éclats le souterrain ; dans le haut, on applaudit avec tumulte, en exaltant le pouvoir de Nécrarque. Un bruit affreux d’esprits (apparemment), hurlant et traînant après eux des