Ouvrir le menu principal

Page:Nerciat - Les Aphrodites, 1864.djvu/722

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
172
LES APHRODITES


pier et de la paille dont on irrite la peu considérable flamme en la soufflant font un bruit qui semble à l’Anglais être celui d’un violent et subit embrasement. On a entendu par-ci par-là quelques gémissements. Ce sont ceux de la victime Zéphirine. Il ne peut plus douter que ce ne soit de sa part quand elle a crié deux fois, avec sentiment : “ Adieu donc, sir Henry, adieu pour l’éternité ! „ Quant à lui, comme à son tour on le déplace et l’élève, il commence à beugler de toute sa force… Peut-être l’outrance de cette épreuve le ferait-elle expirer, si soudain il ne se faisait en l’air (relativement au patient enfoncé de vingt pieds), c’est-à-dire s’il ne se faisait au niveau du sol de la rotonde un fort grand bruit d’applaudissements et de cris de joie mêlés de : “ Vive Nécrarque !… Ils sont sauvés ! Vive, vive Nécrarque ! „ C’est toute la société joyeuse qui a la complaisance de se prêter à ce nouveau coup de théâtre.

Pour lors, tout près de l’oreille du juché baronet, qui s’attend à chaque seconde à sentir l’ardeur du bûcher sur lequel il se croit étendu, la grosse voix de Bandamort,